Des progrès importants ont été réalisés en termes
d’effectifs scolarisés depuis 2000 puisqu’en huit ans
le nombre d’enfants accueillis à l’école primaire s’est,
en effet, accru de 30 millions. Il reste néanmoins au
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jourd’hui 75 millions d’enfants dans le monde qui n’y
ont pas accès, et de graves insuffisances persistent :

des abandons en cours de scolarité encore trop
élevés dans de nombreux pays.
En Afrique subsa
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harienne, si neuf enfants sur dix entrent désormais
en première année d’école primaire, ils ne sont que
deux sur trois à en achever le cycle. (Le taux d’achè
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vement du primaire - pourcentage d’une génération
qui accomplit un cycle primaire complet - est le véri
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table indicateur de la scolarisation universelle OMD 2.)
Les défis
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Dans le monde, 55 % des 75 millions d’enfants
qui n’ont pas accès à l’école sont des filles,
75 % des analphabètes sont des femmes.
Le phénomène de sous-scolarisation des filles
s’explique par un plus faible accès à l’école et
aussi un plus fort taux d’abandon. En effet, les
filles sont confrontées à des obstacles particu
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liers tout au long de leur scolarité tels que les
coûts de scolarisation, les mariages précoces,
les conditions de sécurité, notamment dans les
transports, et les violences sexuelles. Plus lar
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gement, l’éducation des filles se heurte encore
aux préjugés et aux inégalités liées à des rôles
sociaux différenciés, qui les empêchent d’accé
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der aux mêmes opportunités que les garçons.
L’accès à l’éducation des filles est un élément-
clé de leur émancipation et du développement
de leur pays. Les études ont montré l’impact de
la scolarisation des filles sur l’accès à la santé,
notamment maternelle, le recul des mariages
précoces et la croissance économireste encore aujourd’hui en Afrique subsaharienne la
réalité du niveau de sortie de la majorité d’une classe
d’âge), secondaire et supérieur (professionnalisation
des filières). Afin de renforcer la pertinence des
formations professionnelles et de favoriser l’insertion,
il est par ailleurs essentiel que des dispositifs de
certification de ces formations soient mis en place
avec les acteurs économiques, du secteur formel
comme du secteur informel.