SANTE et EDUCATION

AiméeKurhengamuzimu
Posted May 14, 2015 from Democratic Republic of the Congo

PAR APPORT A L’EDUCATION ET LA SANTE

La République Démocratique du Congo en général et l’Est en particulier, ont connu d’innombrables conflits armés a répétions qui ont contribué, non seulement à la décélération du développement, mais aussi à l’accentuation de la misère, des ruptures des liens sociaux entre les personnes, de marginalisation de la femme et de l’enfant.

De toutes les structures sociales de la base, la famille a été et reste la plus touchée alors que c’est elle qu’on considère être la base d’une nation.

Voulant saboter la famille, les différents belligérants en sont enfuis à la femme.

La brutalité, les insultes, les violes, le VIH-SIDA et les membres ont été l’arme la plus courante sans que personne ne s’en soucie. Au delà de ces actes ignobles observés pendant les périodes de conflits, s’ajoutent aussi certaines atrocités, discrimination et la non-scolarisation de plusieurs filles que des travers la déscolarisation et la non-scolarisation de plusieurs filles que des garçons, le mariage forcé des jeunes filles, la réduction au silence (biser le silence) de la femme dans les assemblées mixtes, la très faible représentativité de la femme dans les différentes institutions gouvernementales, etc.

Partant de ce qui précède, l’on observe que la femme vit une vulnérabilité excessive car exploitée par l’homme et considérée comme un instrument de production économique sans que ses prestatations soient capitalisées et pourtant qu’il ait un adage qui se veut: «vouloir impulser un développement sans comptabiliser l’apport de la femme, c’est comme vouloir faire voler un oiseau avec une seule aile».

Les problèmes liés aux violences sexuelles basées sur le genre perdurent beaucoup dans nos communautés et nécessiteraient une solution rapide et pertinente en vue de diminuer les souffrances dont les femmes et les enfants sont victimes. D’où les propositions de VIH-SIDA à Bukavu.

Etant donné que la femme est marginalisé dans la société, se pose l’obstacle de la femme vis-à-vis de son mari qui fait des relations sexuelles exagérées sans vouloir tenir compte de leur planification familiale, qui par la suite le manque de moyen pour faire étudier les enfants, les filles se prostituent pour payer les frais scolaires. L’homme donne priorité aux études des garçons et négligent les filles dans nos villages environnants.

Quant aux professeurs sur le ban de l’école, privilégie les garçons, en faisant la cour aux filles pour avoir les points malgré leurs intelligences.

Pour ce fait, la République Démocratique du Congo, disponibilise les statiques spécialement au Nord et Sud-Kivu, nous le prouvons par les données ci-après:

La violence contre les femmes (Rapport sur les violences contre les femmes en Nord et Sud Kivu, en République Démocratique du Congo)

2.1. Les violences sexuelles

Bien que les statistiques en matière de violence sexuelle soient difficiles à obtenir, les différentes données disponibles mettent en évidence l’ampleur de ce fléau, traité par de nombreux rapports d’experts indépendants et par les ONG nationales et internationales. En 2012, la SFVS a accueilli, dans ses structures sanitaires de prise en charge des victimes de violences sexuelles, 1086 personnes (dont 15 cas de violence sexuelles contre les hommes), contre 708 en 2011. 6 Cette augmentation est due à l’intensification des conflits dans la province du Nord Kivu. Parmi l’ensemble des victimes, 567 étaient majeures et 517 étaient mineures. 7 Au travers de son Fonds d’assistance d’urgence aux victimes de la torture, l’OMCT est venue en aide à de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles au Nord et Sud Kivu durant ces dernières années. Les crimes répertoriés ont été commis par les forces armées, les groupes armés rebelles mais également les forces de police. A titre d’exemple, mentionnons plusieurs cas dont l’OMCT a eu à s’occuper et dans le cadre desquels une assistance médicale d’urgence a été octroyée aux victimes concernées. En juin 2011, un groupe armé rebelle est entré dans plusieurs villages et a arrêté de nombreuses femmes pour des motifs, tels que “résistance au viol”, “irrespect envers l’armée”, “désobéissance aux ordres” ou “tentative de fuite alors que les forces entraient dans le village”. Les victimes ont été torturées, y compris violées à plusieurs reprises, chez elle ou dans la rue. Certaines victimes l’ont été devant leur famille et voisins afin de les humilier et de provoquer ainsi leur exclusion du cercle familial et de la communauté. En outre, certaines d’entre elles ont été emmenées, puis abandonnées à plus de 10 km de leur village. En juillet 2011, une femme de 29 ans a été arrêtée à Kanguli I – Fizi pour « actes de sorcellerie » et « collaboration avec l’ennemi ». Plusieurs soldats l’ont interrogée et condamnée. Emprisonnée durant la nuit sans eau ni nourriture, elle a été contrainte de se dévêtir et a été violée. En juillet 2012, une femme a été violée à son domicile, devant ses enfants, par 6 membres du M23 à Busanza, Rutshuru, Nord Kivu. Son mari a été tué et leur maison détruite. 6 Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), Rapport annuel d’activités 2012. 7 Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), Rapport annuel d’activités 2012. 7 En octobre 2012, dans le village de Rugege, Uvira, Sud Kivu, une femme a été arrêtée par un groupe armé composé à la fois de membres des FARDC (Forces Armées de République Démocratique du Congo) et du FNL (Front National de Libération) en provenance du Burundi. Arrêtée au motif qu’elle tentait de fuir lors de l’entrée des soldats dans le village, elle a été détenue par les soldats durant quatre jours. Durant sa détention, elle a été violée à plusieurs reprises; blessée par balle à la jambe gauche; contrainte de manger des feuilles et de boire de l’eau croupie. Elle est restée les yeux bandés, bâillonnée et nue. En matière de législation, une nouvelle loi sur les violences sexuelles a été adoptée en 2006 grâce à l’activisme des ONG nationales et internationales. Il convient de noter avec satisfaction la criminalisation de nouvelles formes de violence sexuelles, non couvertes jusqu’alors : esclavage sexuel, harcèlement sexuel, grossesse forcées, etc. Toutefois, les défauts majeurs contenus dans cette loi sont la non sanction du viol conjugal et l'absence de sanctions à l'encontre des magistrats et officiers de police judiciaire (OPJ) qui ne respectent pas le délai des enquêtes préliminaires, pré-juridictionnelles et la phase juridictionnelle qui est de quatre mois et deux jours. On constate que les actes posés en dehors de ce délai ne sont pas frappés de nullité. Seules des sanctions disciplinaires sont envisageables pour un magistrat ou un OPJ qui ne respecte pas ce délai. La loi de 2006 ne contient pas de disposition condamnant les violences sexuelles commises par les factions armées étrangères comme étant un crime international. Bien que le Code pénal militaire prévoit et punit les crimes internationaux repris par le Statut de Rome, les juridictions congolaises, militaires ou civiles, n'ont pas les moyens d'enquêter sérieusement, d’arrêter et de traduire en justice les auteurs de ces crimes, surtout lorsqu'ils sont étrangers. Concernant les crimes commis par les armées étrangères sur le sol congolais, le gouvernement a échoué à traduire en justice et à condamner les auteurs de ces crimes. C’est pour cette raison qu’il est important d’établir des chambres mixtes. Néanmoins, le projet de loi prévoyant la mise en place de telles chambres est à l’heure actuelle bloqué au Sénat. La nouvelle loi portant sur l’organisation et les compétences judiciaires donne compétence aux juridictions civiles, notamment la Cour d'Appel, de juger les crimes internationaux. Cependant, l’effectivité et la mise en œuvre de cette loi butent encore une fois sur le problème du manque d’effectif de magistrats. Par exemple, à Bukavu, la Cour d'Appel ne compte que 4 magistrats alors que la loi prévoit que la Cour doit être constituée de 5 juges pour être compétente en matière de crimes internationaux. A ce jour, les autorités congolaises n’ont pas montré de réelle volonté politique d’appliquer effectivement cette loi. Les institutions nationales ont ainsi échoué à traduire en justice et à sanctionner les auteurs de violences sexuelles, en raison de la faiblesse de l’appareil judiciaire, du manque d’infrastructure (notamment dans les zones rurales) et de personnel qualifié ainsi que de la non exécution des décisions des tribunaux. A ces éléments, il convient également d’ajouter le fait que certaines victimes privilégient les arrangements à l’amiable et que d’autres sont contraintes au mariage avec l’auteur des violences. L’impunité est l’un des facteurs important contribuant à la perpétuation de la violence contre les femmes, y compris la violence sexuelle.

2.2. Les violences domestiques Les violences domestiques sont un problème grave en RDC

Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune mesure de protection étatique pour les femmes victimes de violence domestique. En 8 effet, aucun centre d’accueil n’existe, au sein desquels elles pourraient trouver refuge et fuir le domicile conjugal. En outre, la législation ne prévoit pas la possibilité de prendre de mesures d’éloignement à l’encontre de l’auteur présumé des violences afin d’éviter que de tels actes ne se reproduisent. Il règne ainsi un climat d’impunité et les auteurs de violence restent dans la majorité des cas impunis, les victimes n’osant pas, la plupart du temps, porter plainte. En outre, le Code Pénal ne réprime pas les viols conjugaux. Dans un tel contexte, il est préoccupant de constater que beaucoup de personnes pensent que les viols conjugaux ne sont pas un crime. Il conviendrait d’envisager dans la législation, une loi spécifique pénalisant les violences domestiques, y compris les viols conjugaux.

2.3. Les droits reproductifs de la femme

Le taux très élevé de violences sexuelles perpétrées en RDC pose de sérieux défis, à la fois en terme politique, légal, socio-économique et de santé publique. Les conséquences des violences sexuelles sur les femmes sont nombreuses. Elles peuvent être infectées par des maladies sexuellement transmissibles dont le SIDA/VIH, avoir des complications gynécologiques dues aux blessures causées par le viol ou encore tomber enceinte. En outre, l’ensemble des victimes souffre de graves traumatismes psychologiques. Malgré le nombre très important de grossesses non désirées observées en RDC suite à des viols, le Code pénal interdit l’avortement. En outre, toute personne impliquée dans un avortement est sévèrement punie par la loi. Le Code pénal (Livre II) prévoit une peine entre 5 et 10 ans de prison pour toute personne ayant recours à l’avortement et une peine compris entre 5 et 15 ans d’emprisonnement pour toute personne impliquée dans un avortement (article 165 et 166 du Code pénal). Ces lois n’ont jamais été abrogées. Bien que le Code pénal ne contiennent aucune exception à l’interdiction de l’avortement, il est admis qu’un avortement peut être effectué lorsque la vie de la femme enceinte est en jeu. Cependant, lorsqu’une femme tombe enceinte à la suite d’un viol ou d’un inceste, l’avortement n’est pas autorisé. Cette loi très restrictive sur l’avortement oblige souvent les femmes à avoir recours à des avortements illégaux ; elles courent alors le risque de souffrir de complications postavortement, de stérilité, voire de mourir suite à ces interventions. Le taux de mortalité maternelle en RDC demeure très élevé par rapport à d’autres pays d’Afrique avec une proportion de 1'289 décès pour 100'000 nouveaux nés . 8 Carte de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique et en Espagne (Réseau de femmes Af

3. Recommandations Modifications législatives –

Adopter une loi spécifique pénalisant la violence domestique, y compris les viols conjugaux.

- Amender le Code pénal afin d’autoriser les femmes victimes de viols à pouvoir avorter afin qu’elles n’aient pas recours à des avortements clandestins.

- Réformer toutes les dispositions discriminatoires présentes dans le Code de la famille et le Code pénal afin de mettre la législation interne en conformité avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Participation des femmes aux instances décisionnelles - Garantir et promouvoir l’entière et égale participation des femmes dans toutes les négociations et processus de paix et de désarmement, comme prévu dans la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, afin que leurs intérêts et préoccupations soient pleinement intégrés et pris en compte. Accès à la justice

- Etablir des chambres de justice mixte afin de juger les auteurs des crimes de violences sexuelles commis durant les conflits armés ayant lieu en RDC.

- Garantir l’indépendance de la justice et l’égal exercice de leurs droits par les femmes.

- Assurer et renforcer l’accès à la justice des victimes de violences sexuelles en palliant le manque de tribunaux, en assurant un accès gratuit à la justice et en renforçant la formation des magistrats et autre personnel judiciaire.

- Assurer l’exécution effective des jugements et garantir que les victimes obtiennent des réparations adéquates.

- Créer des fonds d’indemnisation et de réparation pour les femmes victimes de violences, et notamment de violences sexuelles.

- Sensibiliser et promouvoir la culture de dénonciation des violences envers les femmes.

- Enquêter de manière prompte, indépendante et effective sur tous les actes de violences à l’égard des femmes et punir les auteurs de ces crimes, qu’ils soient perpétrés par l’Etat ou par des personnes privées. Respect des droits fondamentaux des femmes

- Garantir l’accès des filles et des femmes à l’éducation et à la santé, y compris dans les zones rurales.

- Assurer la protection des défenseurs des droits fondamentaux des femmes, notamment en période de conflit.

- Eliminer les pratiques culturelles et les stéréotypes discriminatoires.

The Path to Participation Initiative from World Pulse and No Ceilings

Comments 9

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Alyssa Rust
May 14, 2015
May 14, 2015

Dear Aimee Kurhengamuzimu,

Thank you so much for sharing. Your post was filled is really eye opening information and stories about what is occurring in the DRC against women. I really enjoyed reading your post and felt that you provided some really great insights. In your post you said something about how if you try and develop without including women and recognizing what they contribute to society it is like a bird trying to fly with only one wing. I completely agree with that statement. Women must be recognized as having such a vital and impactful role in any community. I think that the laws that have been passed against sexual violence is a good starting point, but if there is no one to enforce them then violence continues. I think your recommendations and solutions about changing legislation would be a great step forward in protecting women and empowering them but also ensure they are safe and there is equity in society. Thank you for using your voice to raise awareness about these issues and standing up for women’s rights.

Sincerely, Alyssa Rust 

AiméeKurhengamuzimu
Jun 11, 2015
Jun 11, 2015

Chère Alyssa Rust

Excuser de te rappeler que je suis une dame. Merci de lire ton commentaire à travers la violence faite à la femmene en RDC. Nous allons continuer à lutter à travers les plaidoyer et les sensibilisationstte contre les violences faites aux femmes.

Aimée kurhengamuzimu

Kristina M
May 21, 2015
May 21, 2015

Hello Aimee,

I found this to be an eye opening blog on what is happening to women in the DRC.  It is hard to read how so much violence is used to marginalize women and disrupt the family structure.  I agree that having a family structure that is not fractured is important to stability within society. 

I hope the government can find the will to start setting up a proper justice system that can enforce the laws already in place and then start addressing other issues to help protect women from continued violence.

AiméeKurhengamuzimu
Jun 11, 2015
Jun 11, 2015

Bonjour Kristina!

Merci pour la contritbution, et je suis vraiment contente.

C'est vrai les systèmes  justice  existent déjà mais les lois y afférent ne sont pas appliquées mais aussi mise en place pour certaines personnes.

Pour ce, nous devons toujours parler pour gener le gouvernement mais aussi en attendant nous devons echanger ou doléance à travers le monde car vraiment nous souffrons. Ca fait déjà plus de 30 ans que nous crions.

Kristina 

Vicky
May 27, 2015
May 27, 2015

Translation:

HEALTH and EDUCATION

REGARDING HEALTH AND EDUCATION

The Democratic Republic of Congo (DRC), particularly in the east, has seen numerous and repeated armed conflicts: contributing not only to the deceleration of the country’s development, but also to the increasing misery, social upheaval, and the marginalization of women and children.

It is the family – the very core of our nation – that is the most affected of all social structures.

Warring parties, intent on destroying the family circle, go after female members of families.  

No one seems to notice when armed forces inflict brutality, insults, rape and HIV/AIDS on these women [sic]. And yet these despicable acts, which are seen during periods of conflict, are not all. Other atrocities against women take place in times of relative peace: females are often discriminated against; not allowed to go to school; forced into marriage at a young age; not allowed to speak up in gender-mixed crowds; and poorly represented in the various governmental institutions.

It is therefore easy to see how women lead unnecessarily vulnerable lives, exploited by men like instruments of economic production, and rendered incapable of capitalizing on their individual strengths to the benefit of their communities. And yet the saying goes “Aiming to promote development without recognizing women’s contributions is like a bird trying to fly with only one wing.” [translation by author]

The problem of sexual violence (against women and to a lesser extent children) endures in our communities and requires a quick solution to reduce the suffering of victims. Hence the HIV/AIDS propositions from Bukavu.

As women are marginalized in society, wives are often expected to engage in excessive sexual relations with their husbands, who think little of family planning. Families therefore end up with more children that they can afford and because husbands prioritize their sons’ education, their daughters often resort to prostitution to pay for their schooling.

As for teachers […], they too privilege boys over girls […] despite their intelligence [sic].

For this reason, the DRC has released statistics in the report below on sexual violence against women in North and South Kivu (Reproduced in part from source: World Organisation against Torture (OMCT) and Women’s Synergy for Victims of Sexual Violence (SFVS), “Report on Violence against Women in North and South Kivu, in the Democratic Republic of Congo.” (2013): 6-9. Web. 27 May. 2015.):

2. Violence against women

2.1. Sexual violence

Although statistics on sexual violence are difficult to obtain, available data highlights the extent of this problem, which has been the subject of numerous reports from independent experts and national and international NGOs. In 2012, the Women’s Synergy for Victims of Sexual Violence (SFVS) assisted 1086 people (including 15 cases of sexual violence against men), compared to 708 in 2011, in its health facilities for victims of sexual violence. This increase is due to the intensification of the conflict in the North Kivu province. Among the victims were 567 adults and 517 minors.

Through its Fund for Emergency Assistance to Victims of Torture, the World Organisation Against Torture (OMCT) has helped many women victims of sexual violence in North and South Kivu in recent years. The crimes were reportedly committed by the armed forces, armed rebel groups and also the police. For example, there were several cases in which the OMCT assisted, where emergency medical assistance was provided to the victims involved.

In June 2011, an armed rebel group entered several villages and arrested large numbers of women on charges such as “resistance to rape”, “disrespect for the army”, “disobedience” and “attempting escape when the forces entered the village”. The victims were tortured, including being repeatedly raped in their homes or in the street. Some victims were raped in front of their family and neighbours in order to humiliate them and thus cause their exclusion from the circle of family and community. In addition, some of them were taken away and later abandoned more than 10 kilometres from their village.

In July 2011, a 29 year-old woman was arrested in Kanguli I-Fizi on charges of “witchcraft” and “collaboration with the enemy”. Several soldiers interrogated and sentenced her. She was imprisoned overnight without water or food, was forced to undress and then raped.

In July 2012, a woman was raped in her home, in front of her children, by six members of the M23 in Busanza, Rutshuru, North Kivu. Her husband was killed and their home was destroyed.

In October 2012, in the village of Rugege, Uvira, South Kivu, a woman was arrested by an armed group composed of both members of the Armed Forces of the Democratic Republic of Congo (FARDC) and National Liberation Front (FNL) from Burundi. She was arrested as she attempted to flee when soldiers entered the village, and was detained by soldiers for four days. During her detention, she was repeatedly raped; shot and wounded in her left leg; forced to eat leaves and drink stagnant water. She was held blindfolded, gagged and naked.

In terms of legislation, a new law on sexual violence was adopted in 2006 as a result of the activism of national and international NGOs. It should be noted with satisfaction that under this law new forms of sexual violence have been criminalized which were not previously covered; including sexual slavery, sexual harassment and forced pregnancy, among others. However, there are major defects in this law including the non-sanction of marital rape and the absence of sanctions against judges and judicial police officers who do not meet the time-scale for preliminary investigations, and the pre-trial and trial phase, of four months and two days. It has been observed that legal actions brought outside this time period have not been declared to be void. Disciplinary sanctions are only possible when a judge or a judicial police officer does not meet this time-scale.

The 2006 law also failed to deal with rape committed by foreign-armed factions as an international war crime. Although the Military Penal Code establishes and punishes international crimes listed in the Rome Statute, the Congolese military and civil jurisdiction do not have the means to seriously investigate, arrest and prosecute the perpetrators of these crimes, especially when they are foreigners. The government has failed to prosecute and punish the perpetrators of crimes committed by foreign armies on Congolese soil.

For this reason it is important to establish a mixed court. However, the bill providing for the establishment of such a court is currently stalled in the Senate. The new law on judicial organisation and competencies empowers the civil courts, including the Court of Appeal, to try international crimes. However, the effectiveness and implementation of the law is hampered by the lack of an effective judiciary. For example, in Bukavu, the Court of Appeal has only four judges, although the law establishes that the Court shall be composed of five judges to be responsible for international crimes.

To date, the Congolese authorities have not shown the political will necessary to enforce this law. National institutions have also failed to prosecute and punish perpetrators of sexual violence, due to the weakness of the judicial system, the lack of infrastructure (particularly in rural areas) and of trained staff as well as the lack of implementation of legal decisions. Added to this is the fact that some victims favour amicable arrangements and others are forced to marry the perpetrator.

Impunity is one of the major factors contributing to the perpetuation of violence against women, including sexual violence.

2.2. Domestic violence

Domestic violence is a serious problem in the DRC. There is, at present, no measure of state protection for women victims of domestic violence. Moreover, there are no centres where women can seek refuge and escape the matrimonial home. Nor does existing legislation establish the possibility of removing the alleged perpetrator to prevent such acts from happening again. There is thus a reigning climate of impunity, in most cases the perpetrators remain unpunished, and the victims do not dare, for the most part, to report these crimes. In addition, the Penal Code does not prohibit marital rape. In a context such as this, it is worrying that many people think that marital rape is not a crime.

It is important to consider a specific law criminalizing domestic violence, including marital rape.

2.3. Women’s reproductive rights

The extremely high rate of sexual violence in the DRC poses serious challenges, both in political, legal and socio-economic terms and for the public health system. The consequences of sexual violence against women are numerous, including infection with sexually transmitted diseases including HIV-AIDS, gynaecological complications due to injuries caused by rape, and pregnancy. In addition, all victims suffer severe psychological trauma.

Despite the large number of unwanted pregnancies observed in the DRC as a result of rape, the Penal Code prohibits abortion. Moreover, any person involved in an abortion is severely punished by law. The Penal Code (Book II) establishes a penalty of 5-10 years in prison for anyone who has an abortion and a sentence of between 5 and 15 years’ imprisonment for anyone involved in an abortion (Articles 165 and 166 the Penal Code). These laws have never been repealed.

Although the Penal Code does not contain any exception to the prohibition of abortion, it is recognized that an abortion can be performed when the life of the pregnant woman is at stake. However, when a woman becomes pregnant as a result of rape or incest, abortion is not allowed.

This highly restrictive abortion law often forces women to resort to illegal abortions; they then run the risk of suffering from post-abortion complications, infertility and even death due to these interventions.

The maternal mortality rate in the DRC remains very high compared to other African countries with a ratio of 1,289 deaths per 100,000 newborn children.

3. Recommendations

3.1 Modifications to legislation

- Adopt a specific law criminalizing domestic violence, including marital rape.

- Amend the Penal Code to allow rape victims to be able to abort so that they do not resort to clandestine abortions.

- Reform all discriminatory provisions in the Family Code and the Penal Code in order to bring domestic legislation in line with the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women.

3.2 Participation of women in decision-making processes

- Guarantee and promote the full and equal participation of women in all peace and disarmament negotiations and processes, as established in UN Security Council Resolution 1325, so that their interests and concerns are fully integrated and taken into account.

3.3 Access to justice

- Establish mixed courts to prosecute the perpetrators of crimes of sexual violence committed during the armed conflicts in the DRC.

- Guarantee the independence of justice and equal enjoyment of rights by women.

- Ensure and improve access to justice for victims of sexual violence, by addressing the issue of the lack of courts, providing free access to justice and strengthening the training of judges and other judicial personnel.

- Ensure the effective enforcement of judgments and guarantee that victims receive adequate compensation.

- Create compensation and reparation funds for women victims of violence, including sexual violence.

- Raise awareness about and promote a culture of reporting violence against women.

- Investigate promptly, independently and effectively all acts of violence against women and punish the perpetrators of these crimes, whether they are committed by the State or private persons.

3.4 Respect for women’s fundamental rights

- Guarantee access for girls and women to education and health, including in rural areas.

- Guarantee the protection of women human rights defenders, especially in times of conflict.

- Eliminate discriminatory cultural practices and stereotypes.

Vicky
May 28, 2015
May 28, 2015

Chère Aimee,

Merci pour votre blog. Il est vraiment triste d'entendre ce qui passe actuellement en RDC. Les témoignages que vous donnez du rapport sur les violences contre les femmes ont vraiment été une révélation pour moi. Les recommandations à la fin du rapport apportent quelques conseils bien intéressants. J'espère sincèrement que ces dernières permettent l'amélioration des conditions des femmes en RDC.

Courage à vous,

Vicky

AiméeKurhengamuzimu
Jun 11, 2015
Jun 11, 2015

Chère Vicky,

Merci, beaucoup ma chère, d'avoir lu notre blog et je comprend bien que c'est une préoccupation de ta part mais malheureusement en RDC, il n'y a toujours pas des progres. C'est pourquoi je sollicite un cadre d'echange pour exprimer l'experience

MWAMINI EVELYNE
Jun 02, 2015
Jun 02, 2015

bonjour ma chère Aimée

vous êtes vraiment courageuse de la part de ce que vous partagez avec le monde;en lisant ce journal ;je demanderai à cequ'il soit lu et commenté plus par les congolais pour voir comment palier à ces fléaux.

courage et féllicitation

AiméeKurhengamuzimu
Jun 11, 2015
Jun 11, 2015

Chere Mwamini, Bonjour!

Suis ravie de lire les commutaires de mon sujet, et t'en remercdie beaucoup mais malheureusement tu es la première congolaise qui m'a lit et qui a donné les suggetions. 

Mes compliments