la paix, La sécurité et la participation des femmes en RDC

djamila ibrahim olame
Posted October 1, 2018 from Democratic Republic of the Congo

Nous avons tous le devoir de faire de ce monde un endroit meilleur, agréable à la vie et de soigner notre environnement tant humain que physique afin de léguer à nos enfants ce que nous avons emprunté.

L’homme, citoyen de ce monde doit contribuer à un monde où règne la paix

La paix, c’est savoir identifier les besoins urgents et récents de son voisin afin de pouvoir les résoudre. Là où il y a l’Amour, il n’y a pas de place pour le conflit bien qu’il soit aussi vieux que la terre

Les injustices, les ambitions, les oppressions de tout genre, la discrimination, l’ignorance, la pauvreté, la misère… obligent l’être humain à ne pas vivre en paix. Aujourd’hui, cette paix semble s’éloigner de plus en plus de l’homme qui est devenu lui-même l’agent principal de son auto-destruction et devient ainsi incapable de gérer et de contrôler l’univers dans un climat d’apaisement.

Or, un monde où règne la paix, c’est le monde idéal auquel tous les habitants de la terre aspire.

Malheureusement, notre vie quotidienne est caractérisée par une nature de lutte pour l’existence.

Cette loi de survie du mieux adapté provoque des difficultés entre les individus et met l’être humain dans un espace d’insécurité physique, psychologique et matérielle.

Il est vrai que la RDC, vient de se doter d’institutions démocratiquement. Curieusement cela n’a pas résolu la question de Paix et il est difficile de parler de la Paix en RDC sans dire un mot aux pays des Grands Lacs.

Historiquement, la RDC joue un rôle prépondérant de par sa position et sa grandeur, dans la stabilité de la Région des Grands Lacs qui, depuis une décennie, n’a pas connu de climat politique favorable à la culture de la paix.

La question de conflit pour la femme en RDC ne se réduit pas à la situation conflictuelle politique que subit la femme à l’Est du pays. Elle implique toutes les situations de discordance ayant constitué un frein au bon développement de la femme. Ces situations se résument en problèmes sociaux, économiques, politiques, juridiques et institutionnels.

En effet, depuis plusieurs décennies que la femme de la RDC et plus spécialement à l’Est du pays a été victime de conflits dont elle n’est ni l’instigatrice, ni la protagoniste.

Avec le temps, nombreux textes et conventions internationales ont été initiés afin de sortir les femmes dans cette impasse : on a assisté à l’émancipation de la femme, à la promulgation des lois visant l’amélioration de la condition de la femme, récemment en RDC, à évolution au sein même de la Constitution. Fort malheureusement tout cela n’a pas apporté de grands changements dans le Chef de la femme…

« Au cours des conflits dans l’Est, des dizaines de milliers de femmes, et de petites filles ont été systématiquement violées et agressées sexuellement par des forces combattantes. On ne peut pas oublier pour autant les autres formes de violences parfois invisibles aux yeux des autres ou ne laissant pas de traces physiques. Celles-ci ont différents visages et on les retrouve aussi bien au sein du foyer que dans la Communauté. Pour citer les plus rencontrées : il y a la violence physique (dont la violence sexuelle), la violence verbale, psychologique, familiale, culturelle, politique, économique et sociale…. »

A cela s’ajoute les us et coutumes rétrogrades qui ne favorisent pas l’épanouissement de la femme.

La problématique « GENDER » en RDC, pose encore de sérieux problèmes. Les relations « homme-femme » dans le processus de la reconstruction de la paix en RDC relèvent que les rôles féminins ainsi que la hiérarchie qui marque cette forme de relation place la femme dans une situation discriminatoire.

Bien que l’approche genre soit une disposition qui réhabilité l’homme et la femme dans les relations éthiques, elle prête confusion dans la compréhension de plusieurs.

Cette compréhension du concept ne favorise pas l’émergence de l’un et de l’autre dans un contexte voulu.

Evidemment, cette façon de voir les choses trouve ses racines dans les traditions, les considération politiques, coutumières et les systèmes politiques socio-économique actuels.

Cet environnement ne permet pas donc à la femme de sortir de son niveau de pauvreté qui se caractérise par le non-accès à la terre, aux capitaux, aux services de base et aux études au même titre que l’homme.

Toutes ces attitudes et comportements, bagages de l’éducation reçue dès le bas âge se répercutent sur les générations.

L’homme et la femme sont victimes de leurs milieux de croissance.

« Aussi, il faudrait remarquer que la notion de la femme comme victime de la violence est plus répandues dans le monde que celle de la femme comme auteur de la violence contre d’autres femmes. C’est aspect peu connu et non exploité alors que les relations « Femme-Femme » prouvent clairement cette autre forme de discrimination agressive. Les femmes entre elles s’agressent physiquement, moralement et psychologiquement. »

Cette particularité freine à tous les niveaux les démarches en faveur des changements socio-économiques et politiques durables de la femme, qui en reste victime. » Ce frein a eu un impact négatif sur la candidature féminine pendant les premières élections en RDC. Ce qui a influencé sur la quantité et qualité des femmes élues

En fin, le combat de la femme congolaise pour plus de justice et plus d’équité est une œuvre de longue halène à laquelle son partenaire, l’homme, doit apporter une contribution significative afin de poser des bases réelles pour la paix et le développement durable et RDC.

Aussi, l’Union des Femmes est un préalable important pour dépasser les duels verbaux inutiles tout en participant à l’éradication des traditions discriminatoires et rétrogrades inhibant l’épanouissement de celles-ci pour la reconstruction du pays.

Il appartient donc à la femme, mais aussi à chaque homme épris de paix et de la perspective genre, de contribuer à l’efficacité de ladite participation.

 

 

 

This post was submitted in response to The Future of Security Is Women .

Comments 3

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Princesse MUHINDO Malembero
Oct 02, 2018
Oct 02, 2018

Bonjour Djamila,
Merci d'avoir partager votre de la sécurité et la paix avec nous, je suis sûr avec toi que les femmes vont participer en promouvant le genre.

jlanghus
Oct 02, 2018
Oct 02, 2018

Salut Djamila,

Merci de partager votre article informatif sur ce qui se passe en RDC. Pensez-vous que le récent mouvement vers la démocratie améliore la paix et la sécurité dans votre pays, ou est-il trop tôt pour le savoir?

Aussi, qu'est-ce que l'Union des femmes?

Merci et bonne chance dans la soumission de votre histoire!

SanPatagonia
Feb 10
Feb 10

Ça va Djamila!
J'ai lu ton histoire et j'ai trouvé beaucoup de voix là-bas qui me sont connues... "Là où il y a l’Amour, il n’y a pas de place pour le conflit", "la culture de la paix", "l’homme et la femme sont victimes de leurs milieux de croissance", et une grande vérité sur "autre forme de discrimination agressive": "les femmes entre elles s’agressent physiquement, moralement et psychologiquement"
Ta voix est si puissante et claire! Mes amies et camarades de militantisme l'ont dit plusieurs fois, surtout le dernier.
Merci d'avoir écrit votre voix pour nous!

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