L'Education des Filles Handicapées

Kasindi bulambo
Posted May 2, 2015 from Democratic Republic of the Congo

Eduquer une femme c’est éduquer toute une nation. Tout le monde a droit à l’éducation, et surtout la femme. Je vais aller dans le cadre de l’éducation des filles, plus précisément l’éducation des filles vivant avec handicap, membre de l’Association d’Encadrement pour la Promotion Intégrale des Femmes vivant avec Handicap (AEPIFHA), C’est une association qui œuvre dans le domaine de la coupe et couture, avec comme Site Web:aepifhashakoshi.

Elle regroupe les filles, les mamans ainsi que quelques hommes, victimes d’état d’handicap, des viols, du VIH/SIDA…

C’est une association dans laquelle je fais partie, qui est composée de 50 Personnes, dont 10 Hommes, 20 Mamans et 20 Filles.

Dans cette Association, la statistique des membres qui ont eu la chance d’étudier, est très réduite de telle sorte que les membres se retrouvent devant quelques obstacles dans la Société, parcequ'ils ont rattés la dite éducation. Du côté des hommes, 7 ont eu la chance d’étudier c'est-à-dire que 3 seulement n’ont pas eu cette chance.

Du côté des mamans, 1 seule a eu la chance d’étudier malgré son état d’handicap.

Du côté des filles, 1 seule dont je suis, à étudier jusqu’au niveau de la première année de licence en droit mais, je n’ai pas pu terminée la dernière année de licence suite au moyen financier. Les autres filles sont tellement et totalement analphabètes de telle sorte qu’il y a celles-là qui ne savent même pas comment tenir un Stylo à la main, ni pas écrire leurs propre noms. Ces filles, pour lire les messages qu’on leurs envoient par téléphones en français pou celles-là qui en possède, elles vont consultées d’autres personnes qui peuvent lire pour elles.

Parfois, d’autres organisations féminines envoient les invitations à partir desquelles elles invitent au moins 5 filles de notre association pour qu’elles aillent participer à des Ateliers de formation qui seront tenues en français, une seule seulement va participer à la formation et les autres restent, seulement parce qu’elles n’ont pas la capacité d’entendre ni de parler la langue française.

Ici chez nous, partout dans des bureaux, on ne fait que parler en français alors, les filles, lorsqu’elles y arrivent, elles rentrent quelques fois sans pour autant dire le pourquoi de leur arrivé en ce lieu car, lorsqu’elles entendent seulement le Gardien de la Porte les saluer en français en disant bonjour, tout de suite, elles se disent:«Il veut nous parler en français pourtant, nous n’avons aucune idée», et elles rentrent rapidement sans dire un mot.

Aussi, deux de ces filles me témoignent que:« Dans des ménages où les parents ne font que parler à leurs enfants en français, elles n’ont pas l’envi d’y aller parce que lorsqu’elles se rappellent que là où elles se dirigent on ne fait que parler en français», elles ont peur et honte d’y aller pourtant, s’était leur souci.

L’autre témoigne qu’«Un jour l’enfant de sa sœur avait apporté le devoir de français pour qu’elle puisse l’orienter. Le devoir avait comme question: Conjuguer le verbe Etre au Temps Présent. La fille dira à l’enfant que le réponse est: j’ai un cahier»

Imaginez, un tel nombre des filles sans éducation, quelles sortes des mamans deviendront – elles pour éduquer leurs enfants? Comment cette association peut aller de l’avant sous cette allure?

Ayant vu cela, comme j’ai une notion en français, j’ai vu bon de débuter avec une séance d’alphabétisation pour voir si mes collègues peuvent sortir un jour dans cet état d’analphabète.

C’est ainsi que, nous organisons la formation en alphabétisation pour trois fois par Semaine, toujours, dans la même Salle qui est destinée pour l’Atelier de Couture. C’est une Salle qui n’est pas adaptée suite à l’encombrement mais aussi, les matériels didactiques est en critique.

The Path to Participation Initiative from World Pulse and No Ceilings

Comments 11

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Alyssa Rust
May 04, 2015
May 04, 2015

Dear Kasindi Bulambo,

Thank you so much for sharing. Your words are very powerful and inspiring. Education a women and you educate a nation! I really enjoyed learning about AEPIFHA and all the work that it is doing to help bring education to its members. Thanks again for sharing.

Sincerely, Alyssa Rust  

Kasindi bulambo
May 06, 2015
May 06, 2015

Bonjour Alyssa.

Merci aussi pour le commentaire de ce journal. en vrai dire, cette situation me ronge beaucoup au coeur.

Mais comme vous aimez apprendre sur AEPIFHA et tout le travail qu'il fait, pour aider à apporter l'éducation à ses membres, c'est une bonne chose et encore à encourager.

Je vais vous envoiyé  en détails ce que cette association fait, sur votre adresse privée.

Pour plus d'information sur les activités que fait AEPIFHA, vous pouvez consulté le Site Web:aepifhashakoshi (sur facebook).

Merci et bonne journée.

 

PilarAlbisu
May 04, 2015
May 04, 2015

Kasindi,

C'est une situation affreuse, celle que vouz décrivez. Je suis complètement d'accord avec vous: éduquer une femme c’est éduquer toute une nation. C'est pour cela que je vous félicite pour la séance d'alphabétisation que vous avez commencée. Cela va faire tant de bien dans les vie des femmes handicappés. C'est vraiment admirable!

Bravo!

Pilar

Kasindi bulambo
May 06, 2015
May 06, 2015

Merci Pilar de nous avoir félicité pour la séance d'alphabétisation que nous avons commencée. Aussi, notre soucis est que les filles vivant avec handicap puissent aller aussi de l'avant, pour leur permettre de participer au développement du Pays.

Tan Ching
May 09, 2015
May 09, 2015

Education is a social equaliser and also teaches girls how to protect themselves in lives.  Girls should not be denied an education, it has become basic human right.

vrclark
May 13, 2015
May 13, 2015

Kasinda,  Literacy training, three times a week, in a room congested and not suitable or with enough materials to  adquately teach... but yet, you go on and make a difference in the lives of these girls!  What a blessing you are.  

I have a question about "disabled girls" that you train and what kinds and levels of disablity are you referring to.  The reason I ask is that I have specialized my entire career working with the Deaf community.  In the war for women's rights, health initiatives and peace (including education!) I wonder what happens to those who cannot hear in your communities?

Thank you for all that you care about, and contribute!!

bitani
May 13, 2015
May 13, 2015

Cher Kasindi,

En effet la langue est un moyen de communication très importante. La tenue de ces cours analphabétisme est beaucoup plus chéri. Pour éduquer les mères est de souligner que l'éducation de leurs enfants est des meilleures choses qu'ils peuvent leur offrir.

Gardez vos efforts,

Best, Bayan

Louise Paré
May 14, 2015
May 14, 2015

Kasinda,   I have been a teacher most of my life and I would like to make a poster that has your words: Educate a woman you educate a nation.  That is so powerful.  Through your work you are changing your culture and the lives of the girls with disabilities.  You are working in such challenging circumstances and still you continue.  I admire you and thank you for your courage and strength.   

May you and your work thrive!  

Louise

coolasas
May 17, 2015
May 17, 2015

Hello Kasinda,

When I started working in development I started to realize that there's a vaccum in our struggle to educate the younger generations of girls and boys and I don't just think about the place where I was then but globally and it became more clear to me when the young girl we adopted started going to school.  In my country it was very clear that education starts from home - before we learn to read and write we were taught values by my parents and elder relatives. When we started going to school my parents siblings are my second teachers when I am doing my homework and I started to be curious about the world beyong the four corners of our home. 

In my country it was very clear that education starts from home - before we learn to read and write we were taught values by my parents and elder relatives. When we started going to school my parents and siblings are my second teachers when I am doing my homework and when I started to be curious about the world beyong the four corners of our home. 

But when the parents are not educated - don't know how to count, don't know the world beyond their community how can they help educate their children? I am glad there are women like you that knows the problem and doing something about it. Teaching girls to read, count and more helps them beyond what they could imagine. It is not something you can monetize because it's a life skills that you bring until the end. 

I now teach but not in a classroom but in the community - my version of classroom with out walls and help those I can and those who want to be helped. It satisfy me to know that even a few of them learn that few will eventually grow in time. You keep it up and keep encouraging them -- those who will persevere will gain more and will continue to value literacy and eventually pass it on to the next generation and the next. 

Good luck to you and job well done! 

Regards, Coolasas

Nancy Janus
May 19, 2015
May 19, 2015

Kasindi, j'ai traduit votre journal en anglais. Le travail que vous faites en contre de l'analfabétisme est très important. Il pârait que vous travaillez avec les gens  handicapés, mais je crois que l'analfabêtisme est un genre de handicap liu-même. Donc vous faites un bon travail double!

Bon courage,

Nancy

Nancy Janus
May 19, 2015
May 19, 2015

TRANSLATION

THE EDUCATION OF HANDICAPPED GIRLS

To educate a woman is to educate an entire nation. Everyone has the right to education, and above all a woman. I am going to discuss the education of girls, more specifically the education of girls living with a handicap, members of the Mentoring Association for the Integral Promotion of Handicapped Women (AEPIFHA) It is an association that works in the areas of cutting and sewing, with the website:aepifhashakoshi.

It brings together girls, mothers as well as some men, who are victims of handicaps, rapes, or HIV/AIDS…

It is an association in which I participate, that is made up of fifty people, ten men, twenty mothers and twenty girls.

In this association the number of members that have had the chance to study is very low given that the members find themselves facing several obstacles in society because they have missed out on education. As for the men, seven were able to study, meaning that only three did not have that chance.

As for the mothers, only one was able to study in spite of her handicap.

Regarding the girls, only one, me, had studied up to the first year of licensing in law, but I was unable to finish the final year of licensing due to lack of means. The other girls are so completely illiterate that there are some who do not even know how to hold a pencil much less to write their own names. These girls, in order to read the text messages that are sent to them in French on the telephone, for those who have one, go to other people who can read for them.

Sometimes other female organizations send invitations to invite at least 5 girls from our association to attend training workshops that will be held in French. However only one goes and the others stay behind because they are not able to understand or speak French.

Here at home, everywhere in offices only French is spoken. Therefore, when the girls arrive there, they go back several times without even being able to explain the reason that they are there. That is because, once they only hear the doorman greet them in French, immediately they say to themselves: “he wants to speak to us in French yet we have no idea what he is saying” and they leave quickly without saying a word.

Also, two of these girls reported to me that “in households where the parents only speak to their children in French, they do not want to go there because they remember that they only speak in French,” and they are afraid and ashamed to go all the same. That was their concern.

Another witnessed that “one day a child and his sister had brought French homework so that she could help with it. The assignment had a question like “Conjugate the verb être in the present tense. The girl told the child that the answer is “I have a notebook.”

Imagine, so many uneducated girls, what sort of mothers will they become to educate their children? How can the association get ahead at this rate?

Having seen that, since I have a notion about French, I saw it worthwhile to start out with a session on literacy in order to see if my colleagues can go out one day in that state of illiteracy.

It is in this way that we are organizing literacy training three times a week, always, in the same room that is destined to be the sewing workshop. It is a room that is not adapted for that purpose, but also, there is a critical need of teaching materials.