La journée internationale de la fille

MUKABA ZAWADI
Posted October 11, 2016 from Democratic Republic of the Congo

Investir dans la santé, la sécurité et l’éducation des filles, en temps de guerre comme en temps de paix, aide ces jeunes à réaliser leurs rêves et à prendre leur vie en main. Investir dans les données relatives aux filles aidera les gouvernements et les partenaires à améliorer la capacité et les systèmes nationaux pour leur permettre de recueillir, d’analyser et de diffuser les données sur les filles de tous les groupes d’âge. Tout investissement en faveur de ces jeunes filles – à l’appui de leur santé, de leur éducation et de leur sécurité – leur permet d’améliorer leur vie et de contribuer à un monde plus pacifique et plus prospère pour tous.Dans ma communauté, la plupart des gens pensent que les femmes ne sont pas aussi logiques que les hommes. Ce préjugé influe sur les choix que vous faites dans la vie ; il vous conduit à penser que certains emplois ne sont tout simplement pas faits pour vous.Femmes renforce la capacité des jeunes filles grâce aux programmes sportifs de haute qualité, conduisant à l'amélioration de leur capacité à influencer les décisions qui ont un impact sur les différents aspects de leur vie. Le projet crée des espaces sûrs pour les filles afin de briser les barrières sociales et leur donne des compétences économiques de base, une meilleure connaissance de leur corps et la possibilité d’accéder aux services de soins en cas de violence. ns et d'autres articles de base. Certaines sont même battues, ce qui n'est pas bien»Le mariage d'enfants et la grossesse restent les causes principales du taux élevé d'abandon des études chez les filles. Les nombreuses filles qui ont quitté l'école ont peu d'occasions de gagner leur vie, ce qui les rend vulnérables à diverses formes de violence basée sur le genre. Bien que l'on compte le même nombre de filles et de garçons dans les premières années d'école primaire au Malawi, pour cent des filles a seulement continuent leur scolarité après la huitième année d'études (équivalent de la 4e). Alors qu'on ne peut mettre fin aux mariages civils que dans le cadre du droit civil, les mariages coutumiers sont réglementés par les gardiens de la culture. Par conséquent, ONU Femmes Malawi a collaboré avec des chefs traditionnels, dont la cheffe Kachindamoto, pour lutter contre les pratiques culturelles et religieuses qui ont permis les mariages d'enfants. Je ne veux pas de mariages précoces », a déclaré Inkosi Kachindamoto. « Les jeunes doivent aller à l'école... On ne devrait pas voir d'enfants traîner à la maison ou s'occuper des tâches ménagères pendant les heures d'école». La cheffe affirme clairement que, quand elle était jeune, les occasions qui s'offrent aux jeunes d'aujourd'hui n'étaient pas à sa portée. En effet, le mariage précoce était alors la norme. Au Malawi, en 2012, une fille sur deux a était mariée avant l'âge de 18 ans et d'après, le pays enregistre l'un des taux de mariage d'enfants les plus élevés au monde: il se classe au huitième rang des 20 pays considérés comme ayant les taux les plus élevés dans ce domaine.Grâce à des efforts de plaidoyer continus, ONU Femmes et ses partenaires ont joué un rôle de premier plan dans la sensibilisation sur la question et dans le lobbying en faveur d'un changement de la législation. ONU Femmes a notamment mené des activités de lobbying et de formation des parlementaires, collaboré avec des cheffes et chefs traditionnels et mobilisé la société civile pour plaider en faveur de la promulgation d'une loi. Après plus de 12 ans de préparatifs, la loi sur le mariage, le divorce et les relations familiales a été votée au Parlement du Malawi en février et promulguée en avril 2015. Elle relève l'âge minimum du mariage sans autorisation parentale à 18 ans, mais n'a pas d'impact sur les jeunes hommes et femmes déjà mariés.La décision de la cheffe Kachindamoto s'est tout d'abord heurtée à la résistance d'autres chefs communautaires et leaders d'opinion, des jeunes couples et de leurs parents — surtout dans le cas de mariages impliquant une dot, mais elle a poursuivi sa campagne de porte-à-porte dans la communauté auprès des groupes de femmes, des membres des comités de développement villageois, des chefs religieux et des ONG, faisant du lobby, menant des activités de sensibilisation et annulant même des mariages.De plus, elle a suspendu les chefs de village qui avaient consenti à des mariages d'enfants, car les règlements de la communauté les interdisaient, même avant la promulgation de la nouvelle loi sur le mariage. Maintenant que la législation reconnaît le rôle joué par les chefs, les annulations de mariage pourront plus facilement être réglementées en vertu de cette loi. Je parle aux parents. Je leur dis: si vous éduquez vos filles, vous ne manquerez de rien à l'avenir», a déclaré la cheffe Kachindamoto.La nouvelle loi et les annulations de mariages ont ouvert un nouveau champ de possibilités pour les jeunes femmes comme Stella Kalilombe, 21 ans, qui a été mariée à 16 ans et a subi une relation marquée par la violence pendant de nombreuses années. «J'ai souffert, mais j'ai survécu », dit-elle. « C'est pourquoi j'ai décidé de retourner à l'école, pour façonner ce futur, un avenir fait d'espoir, de paix et de bonheur pour ma famille et moi;». ONU Femmes continuera d'appuyer les cheffes et chefs traditionnels ainsi que le ministère du Genre, de l'Enfance et des Affaires sociales pour veiller à ce que les changements récents apportés à la loi sur le mariage soient bien compris et mis en œuvre et que le ministère soit en mesure de faire progresser les futurs travaux sur l'égalité de genre.« Dans ma communauté, la plupart des gens pensent que les femmes ne sont pas aussi logiques que les hommes. Ce préjugé influe sur les choix que vous faites dans la vie ; il vous conduit à penser que certains emplois ne sont tout simplement pas faits pour vous. » Ileana Crudu a appris à coder grâce à GirlsGoIT, une initiative appuyée par ONU Femmes qui fait tomber les stéréotypes basés sur le genre dans le secteur des TI. Cette jeune femme est déterminée à orienter davantage de filles vers les domaines technologiques. Cette manifestation a pour but de soutenir l'amélioration des perspectives d'avenir laissées aux jeunes filles et de sensibiliser l'opinion Les filles font face à une double discrimination à cause de leur âge et de leur sexe. Elles font face à des défis uniques dans plusieurs parties du monde.Notamment: Obstacles à l’éducation et aux possibilités de gagner leur vie Mariage forcé et précoce Pauvreté Ces défis exigent une attention particulière et urgente. En faisant des progrès dans ces domaines, les filles auront les outils pour se créer une meilleure vie et sortir des pays entiers du sillon de la pauvreté. Le revenu d’une fille augmente de 10 à 20 % pour chaque année complétée à l’école. Une femme instruite se mariera plus tard et aura moins d’enfants, lesquels seront en meilleure santé. Les femmes investissent davantage de leur revenu dans leur famille.Les journées commémoratives offrent une occasion importante d’attirer l’attention sur des enjeux spécifiques et d’inviter des communautés partout dans le monde à unir leurs efforts pour agir. Elles sont également une bonne occasion de demander aux gouvernements (et aux particuliers!) d’apporter les changements qui permettront d’améliorer la vie des personnes. La Journée de la fille permettra de faire tout cela. Il s’agit d’un outil puissant pour mettre les besoins et les droits particuliers des filles en évidence et de militer pour intensifier les mesures et l’investissement qui permettront aux filles de se réaliser pleinement.Une Journée de la fille nous permet d’attirer concrètement l’attention de la scène internationale et de prendre les mesures pour les enjeux auxquels sont confrontées les filles. Un moyen significatif de faire la différence dans la vie de ces filles est d’assurer leur droit à l’éducation. Pour cette raison, nous entendons poursuivre notre engagement envers l’égalité d’accès à l’éducation, y compris la réussite de la transition des filles de l’école primaire à l’école secondaire. Ceci exigera une collaboration accrue avec les gouvernements internationaux, mais nous sommes déterminés! Nous avons franchi un pas important pour assurer l’égalité des droits de millions de filles dans les régions les plus pauvres du monde.

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