SOS pour les populations de Baraka qui n'ont plus accès à l'eau potable à l'est de la République Démocratique du Congo: Des cas des violences sexuelles des femmes obligées de se réveiller la nuit à la recherche d'eau, enregistrés.

Véronique BULAYA
Posted October 10, 2020 from Democratic Republic of the Congo

En effet, les familles de Baraka, plus particulièrement les femmes et les jeunes filles ne savent plus accéder à l'eau potable suite à la mauvaise gouvernance locale du secteur de l'eau dans cette nouvelle ville du Sud Kivu. Pour avoir quelques litres d'eau, les femmes et les jeunes filles sont obligées de se réveiller la nuit et plonger dans des trous(puits) à la recherche de l'eau. D'autres familles se rendent carrément au lac Tanganyika pour s'approvisionner de cette denrée rare. Cette eau du lac Tanganyika n’est pas potable, sa mauvaise qualité est à l’origine des maladies des mains salles et des celles d’origine hydrique dont les premières victimes sont les femmes, les jeunes filles et les enfants. Malheureusement, des cas des violences sexuelles des femmes et des jeunes filles obligées de se réveiller la nuit à la recherche d'eau, des cas de noyades et des accidents graves des femmes et filles qui se battent pour plonger dans les trous (puits) d'eau sont régulièrement depuis.

Le médecin chef de la zone de santé de Fizi, explique que la plus grosse partie du littoral de Fizi touchée par le choléra comprend les aires de santé comme Baraka, Kandali, Kalundja, Katanga, Malindé, Mshimbaki, Mwangaza et Sebele. «Nous rencontrons des problèmes sérieux d’accès à l’eau potable. Par exemple ici à Baraka, une cité qui compte une population de plus de 200.000 habitants, il n’y a que 3 puits de fourrage fonctionnels sur les vingt-deux construits; conséquence de cette situation, la population est contrainte de boire de l’eau insalubre du lac Tanganyika, considérée comme le réservoir du choléra dans cette région.

Baraka est une ville de la province du Sud-Kivu, à l'est de la république démocratique du Congo. Située sur la rive occidentale du lac Tanganyika et de la pointe de la presqu'île d'Ubwari. Elle tire son nom d'un mot arabe qui signifie sagesse ou bénédiction. À l'origine, Baraka était un petit village de pêcheurs. En 1882, le village est devenu la première entité administrative du Kivu à adopter un modèle urbain. Le 10 février 2010, elle est élevée au statut de ville par le gouvernement national et provincial de la RDC. En tant que ville, Baraka a été confirmée par le décret présidentiel portant le numéro 13/29 du 13 juin 2018. Elle compte 215 289 habitants sur une superficie de 25 km. Baraka est le troisième centre urbain en importance au Sud-Kivu. Concernant la mairie de Baraka, le premier maire Jacques M’mbocwa Hussein et son adjointe Tabisha M’mongelwa ont été nommés par l’ordonnance numéro 18/164 du 29 décembre 2018.

Comments 2

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MUKABA ZAWADI
Oct 16
Oct 16

Merci pour le partage très important car l'eau c'est la vie, c'est dommage pour ces gens de Baraka, il que le gouvernement sache cela et trouve une solution

Kabahenda
Oct 18
Oct 18

Dear sister Veronique I am so sorry to hear about this situation in Baraka. Water-born diseases can be detrimental to life, especially for young children.

It is my hope and prayer that your government will find a solution to this problem in the near future.