Les violences envers les femmes sont multiples : sans compter les agressions subies dans leur cadre familial actuel, 6 % des femmes ayant entre 18 et 59 ans ont été l’objet d’injures sexistes en 2005 ou 2006, 2,5 % ont été agressées physiquement et 1,5 % a déclaré avoir subi un viol ou une tentative de viol. Dans ce dernier cas, un sur cinq est perpétré par l’ex-conjoint et la moitié des victimes connaissaient leur agresseur. Les violences sexuelles sont moins fréquentes au sein du ménage, mais c’est l’inverse pour les violences physiques. Les femmes sans diplôme sont trois fois plus nombreuses à subir des violences domestiques que les plus diplômées. Les caresses, baisers et autres gestes déplacés sont les agressions sexuelles les plus fréquentes et ont pour cadre le lieu de travail dans un quart des cas. Sommaire Autant de violence envers les femmes dans le ménage qu’en dehors Être femme expose, être femme et jeune surexpose L’agresseur est souvent un proche de la victime Un faible niveau scolaire chez les agresseurs et chez les victimes Les victimes font confiance à la police Des violences graves qui ne se racontent pas Publication Autant de violence envers les femmes dans le ménage qu’en dehors

Selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » menée début 2007, les femmes sont autant exposées à la violence dans leur ménage qu’en dehors : 3,3 % des femmes âgées de 18 à 59 ans ont déclaré avoir subi en 2005 ou 2006 au moins une agression physique ou sexuelle de la part d’une personne vivant avec elles ; elles sont 3,4 % à en avoir subi en dehors de leur ménage (tableau 1). Les violences sexuelles (définition) restent néanmoins moins fréquentes à l’intérieur qu’à l’extérieur du ménage.

Les premières violences auxquelles les femmes sont confrontées sont les violences verbales telles que les injures (16,9 %) et les menaces (5,5 %) ; viennent ensuite les violences physiques, au sein du ménage (3 %) ou à l’extérieur (2,5 %) ; et enfin, les agressions sexuelles à l’extérieur (1,5 %) et dans le ménage (0,7 %). Les vols avec violence ou sans violence ont touché 4 % des femmes. En dehors du ménage, la proportion de femmes violées est deux fois supérieure à celle des femmes qui se sont faites dévaliser avec violence.

Dans le ménage, la violence physique est nettement plus fréquente que la violence sexuelle. Parmi les femmes qui reçoivent des coups chez elles, 12 % sont aussi abusées sexuellement alors que 50 % des femmes qui ont été violées par un homme qui partage leur logement sont également agressées physiquement. De plus deux femmes sur cinq, victimes de violence sexuelle au sein de leur ménage, ont été également agressées sexuellement en dehors. Les victimes de violences selon le sexe en % Femmes Hommes Violences au sein du ménage Violences physiques 3,0 1,6 Viol 0,7 0,2 Violences physiques ou viol 3,3 1,7 Violences en dehors du ménage Agressions physiques 2,5 3,3 Viol 1,5 0,5 Agressions physiques ou viol 3,4 3,5 Autres agressions sexuelles Baisers, caresses ou autres gestes déplacés 5,9 1,3 Exhibition sexuelle 3,6 1,6 Vols Vols avec violence 0,8 1,4 Vols sans violence 3,3 3,6 Agressions verbales Menaces 5,5 6,9 Injures 16,9 14,6 Lecture : 3 % des femmes de 18-59 ans ont subi en 2005-2006 des violences physiques de la part d'un membre du ménage contre 1,6 % des hommes. Champ : individus de 18-59 ans. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Retour au sommaire Être femme expose, être femme et jeune surexpose

Par rapport aux hommes, les femmes sont deux fois plus souvent agressées physiquement au sein du ménage, et trois fois plus souvent victimes d’attouchements ou de rapports sexuels forcés à l’extérieur comme à l’intérieur du ménage. En revanche, elles sont moins souvent victimes d’agressions physiques à caractère non sexuel en dehors du ménage, et près de deux fois moins souvent victimes de vols avec violence. Les injures proférées contre les femmes ont la particularité d’être de nature sexiste une fois sur trois contre moins d’une fois sur vingt chez les hommes.

Les jeunes femmes sont les plus vulnérables. Hors du ménage, en 2005 ou 2006, une femme sur cinq âgée de 18 à 29 ans a essuyé des injures, une sur dix a subi des caresses et des baisers non désirés et autant des menaces. Pour les délits plus graves, 3,5 % de ces femmes ont subi une agression physique (contre 3 % en moyenne) 2,2 % un viol (contre 0,7 % en moyenne) et 1 % des vols avec violence. Au cours des deux années, à l’intérieur du foyer, 3,8 % des plus jeunes femmes ont été victimes de violences physiques, contre 3 % en moyenne. Les viols au domicile semblent obéir à une logique différente puisque le pic d’agressions se situe entre 30 et 39 ans et que les jeunes femmes sont un peu moins victimes que leurs aînées (graphiques 1 et 2).

Graphique 1 - Vols et agressions physiques ou verbales en dehors du ménage, en 2005 ou 2006

Champ : femmes de 18-59 ans.

Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Graphique 2 - Violences sexuelles selon l'âge, en 2005 ou 2006

Champ : femmes de 18-59 ans.

Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Retour au sommaire L’agresseur est souvent un proche de la victime

Une fois sur deux, c’est le conjoint qui est l’auteur des violences envers la femme à l’intérieur du ménage. C’est même le cas trois fois sur quatre quand il s’agit de violences sexuelles.

Pour les agressions sexuelles commises à l’extérieur du ménage, 70 % des victimes disent en connaître l’auteur. La moitié le connaissent personnellement : il est leur ex-conjoint plus d'une fois sur cinq ou un « ami » pour 16 % des victimes. De plus, une fois sur deux, le viol a eu lieu dans le quartier de résidence de la victime, une fois sur trois pour les gestes déplacés (tableau 2).

Aussi, il n’est pas étonnant de constater que ces femmes vivent moins souvent avec un conjoint que les autres femmes. Notamment, les femmes ayant été violées au cours des deux dernières années par une personne qui ne vit pas avec elles actuellement sont deux fois plus nombreuses à élever seules leurs enfants, les faits ayant pu les inciter à se séparer du conjoint violent.

Le viol hors de chez soi commis par un inconnu n’est ainsi pas la règle et ne concerne qu’un petit tiers des victimes. Toujours à l’extérieur, le hasard tient également moins de place que dans les cas d’agressions physiques : une fois sur deux, l’agressée connaît personnellement son agresseur qui se trouve être généralement l’ex-conjoint ou un membre de la famille.

Trois fois sur quatre, le viol commis hors ménage est le fait d’un seul agresseur. Une fois sur quatre, le ou les auteurs étaient sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue (la fréquence est la même à l’intérieur du ménage). Même quand l’auteur ne fait pas ou plus partie du ménage, les viols sont souvent un phénomène privatif puisqu’ils sont commis une fois sur trois au domicile de la victime, puis dans une moindre mesure dans un autre logement (14 %). Seulement 12 % ont lieu dans la rue, 4,7 % au travail.

Les caresses, baisers et autres gestes déplacés non désirés, qui sont les agressions sexuelles les plus fréquentes, ne se sont pas reproduits pour la moitié des femmes, mais 40 % en ont toutefois souffert « quelques fois ». Pour une victime sur quatre, les faits se sont déroulés sur son lieu de travail, pour 15 % dans son logement ou dans le logement de quelqu’un d’autre. Reste un acte sur cinq de ce type qui est perpétré dans un lieu public : 13,4 % dans la rue, 6,3 % dans les transports. Auteurs de vols ou d'agressions physiques ou verbales commis en dehors du ménage sur des femmes en % Auteurs1 Vol avec violence Vol sans violence Agression physique Menaces Injures Viol2 Ex-conjoint 1,7 0,6 27,9 9,9 3,3 22,6 Membre de la famille 1,1 1,3 13,1 4,3 3,2 2,1 Ami 0,0 4,1 1,8 3,8 2,7 16,1 Connaissance du travail ou des études 0,0 5,4 4,6 7,0 4,2 0,0 Autre personne connue personnellement 0,0 2,1 1,8 5,7 5,0 10,5 Autre personne connue seulement de vue 4,8 4,2 10,8 16,4 13,4 18,5 Inconnu 92,4 82,3 40,1 52,9 68,3 30,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Lecture : lors de la dernière agression physique commise contre une femme en 2005-2006, l'auteur était un ex-conjoint dans 27,9 % des cas, un membre de la famille dans 13,1 %, un inconnu dans 40,1%. 1. Il s'agit de l'auteur de la dernière agression pour un type d'agression donné durant la période. 2. Les résultats de cette colonne ne concernent que les femmes comprenant le français (source). Champ : femmes de 18-59 ans victimes en 2005-2006. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Retour au sommaire Un faible niveau scolaire chez les agresseurs et chez les victimes

L’enquête apporte quelques précisions sur les auteurs appartenant au ménage : ils ont le plus souvent au moins 45 ans, sont faiblement diplômés, plutôt chômeurs ou retraités, ouvriers mais aussi parfois cadres.

Les agressions sexuelles et les violences domestiques envers les femmes se rencontrent dans tous les milieux sociaux, mais sont plus fréquentes dans les milieux à faible niveau scolaire. Parmi les femmes sans diplôme, il y a près de cinq fois plus de victimes d’agressions sexuelles en dehors du ménage que chez les plus diplômées, et trois fois plus pour les violences domestiques (tableau 3).

La nationalité des femmes a un impact fort. Ainsi, les femmes étrangères hors Union européenne sont nettement plus souvent que les autres victimes de violences spécifiquement féminines, en premier lieu d’agressions sexuelles en dehors du ménage, mais aussi de violences domestiques et de vols avec ou sans violence. En revanche elles ne sont pas plus victimes de violences sexuelles dans leur ménage. Et elles sont un peu moins souvent victimes d’agressions physiques à l’extérieur. Les Françaises, qui ne sont pas à l’abri de tous ces types de violences, sont plus fréquemment la cible d’injures et de menaces, à moins qu’elles y soient plus sensibles (tableau 4). Proportion de femmes victimes en 2005 ou 2006 selon le niveau de diplôme en % Diplôme de la victime Viol en dehors du ménage Baisers, caresses ou autres gestes déplacés Violence physique au sein du ménage Viol au sein du ménage Diplôme de 2e ou 3e cycle universitaire 0,6 7,7 1,6 0,3 Diplôme de 1er cycle universitaire, BTS, DUT 1,2 6,3 3,2 0,9 Baccalauréat, Brevet pro. ou de technicien 1,5 8,0 2,8 0,7 CAP, BEP 1,6 3,8 2,4 0,7 Brevet des collèges, BEPC 1,0 4,3 2,8 0,9 CEP ou aucun diplôme 2,6 5,2 5,3 0,7 Total 1,5 5,9 3,0 0,7 Champ : femmes de 18 à 59 ans. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Proportion de femmes victimes selon leur nationalité en % Nationalité Viol en dehors du ménage Baisers, caresses ou autres gestes déplacés Violence physique au sein du ménage Viol au sein du ménage Vol avec violence Vol sans violence Agression physique Menaces Injures Françaises de naissance 1,3 5,8 2,9 0,6 0,7 3,3 2,5 5,8 17,3 Naturalisée 1,6 4,2 2,3 1,5 1,6 2,0 2,8 3,8 12,8 Union européenne 0,9 5,1 3,7 1,0 0,7 1,6 5,7 4,7 18,7 Reste du monde 8,0 11,7 4,7 0,5 2,4 7,2 1,9 1,5 9,8 Total 1,5 5,9 3,0 0,7 0,8 3,3 2,5 5,5 16,9 Champ : femmes de 18 à 59 ans. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Retour au sommaire Les victimes font confiance à la police

Paradoxalement, ces femmes battues ou violées ont une image plutôt positive de l’action de la police dans leur quartier. 59 % des femmes ayant subi des agressions sexuelles à l’extérieur pensent ainsi que la présence de la police dans leur quartier est suffisante. Et près de la moitié des femmes battues ou violées jugent efficace l’action de la police dans le quartier contre 39 % des autres femmes (tableau 5). Le caractère souvent intime de ces violences peut expliquer la résignation des victimes, qui peuvent penser que rien d’extérieur ne parviendra à changer leur situation personnelle.

Les femmes qui, au cours des deux dernières années, n’ont pas été victimes d’agressions sexuelles hors ménage sont plus nombreuses à penser que l’action de la police n’est pas efficace (37 % contre 32 %). Il est possible que, jugeant la protection de la police insuffisante, elles redoublent de prudence dans leur mode de vie (rythmes et horaires de sortie, évitement de certains lieux publics...). Opinions des femmes sur la présence et l'efficacité de la police dans le quartier en % Femmes victimes Autres femmes d'un viol en dehors du ménage de violences physiques dans le ménage Présence de la police dans le quartier Suffisante 59,2 45,3 44,1 Insuffisante 25,4 30,9 34,2 Excessive 13,4 20,2 18,7 Ne sait pas 2,0 3,7 3,1 Total 100,0 100,0 100,0 Efficacité de la police dans le quartier Plutôt efficace 46,5 45,3 39,4 Peu ou pas efficace 32,4 39,4 37,5 Ne sait pas 21,2 15,3 23,1 Total 100,0 100,0 100,0 Champ : femmes âgées de 18 à 59 ans. Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.

Retour au sommaire Des violences graves qui ne se racontent pas

Les violences intra conjugales sont très mal rapportées : un cinquième des victimes de violences physiques et le tiers des victimes de violences sexuelles n’ont pas porté plainte, ni enregistré de main courante, ni parlé à qui que ce soit (ami, médecin ou association). Et, quand la victime se confie, c’est rarement à la police ; celle-ci ne reçoit que 12 % des victimes (plainte et main courante) pour les violences physiques, 8 % pour les violences sexuelles soit, globalement, à peine une sur dix. Pour les agressions sexuelles à l’extérieur du ménage, toujours difficiles à assumer, les victimes s’en ouvrent un peu plus facilement, quoique toujours peu dans l’absolu : 17,5 % s’adressent à la police (plaintes et mains courantes) et 12 % n’en ont parlé à personne (tableau 6).

Quand les femmes confient l’agression qu’elles ont subie, c’est plus souvent à un proche ou un ami (47 % pour une agression hors ménage, 42 % dans le ménage) ou à un professionnel (19 % dans les deux cas) qu’à la police. Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n’avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni.

Enfin, les hommes sont aussi parfois victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles. Moins nombreux que les femmes, ils taisent ces violences encore plus certainement. Les recours des femmes victimes en 2005-2006 de violences en dehors ou au sein du ménage Plainte Main courante Association ou professionnel Ami ou proche N'en avait parlé à personne Ne sait pas ou refuse de le dire Total Viol en dehors du ménage 12,1 5,4 19,0 47,4 12,2 3,8 100,0 Violence physique au sein du ménage 9,9 1,9 19,6 43,7 21,1 3,8 100,0 Viol au sein du ménage 5,6 2,3 25,2 23,7 32,6 10,6 100,0 Violence physique ou sexuelle au sein du ménage 8,9 2,2 19,4 41,6 23,1 4,7 100,0 Lecture : parmi les femmes de 18-59 ans ayant subi une agression sexuelle en 2005-2006 en dehors du ménage, 12,1 % ont porté plainte, 5,4 % ont déposé une main courante, 19 % n'ont pas fait de déclaration officielle mais en ont parlé à une association ou à un professionnel, 12,2 % n'en avait parlé à personne avant l'enquête. Champ : femmes âgées de 18 à 59 ans. Les résultats de ce tableau ne concernent que les femmes comprenant le français (source).

English translation by community member LightMyWay

(Translator’s note: The complete article can be found here: )

The types of violence against women are numerous: without counting assault they encounter in their own current family home, 6% of women between the ages of 18 and 59 have been victims of sexist insults in 2005 and 2006, 2.5% have been physically attacked and 1.5% say they have been victims of rape or attempted rape. Of this last case, one out of every five is committed by an ex-husband, and half of the victims know their attacker. Sexual violence is less common in the home, but the opposite is true for physical violence. Women who have not graduated are three times more likely to encounter domestic violence than those who have graduated. Touching, kisses and other inappropriate gestures are the most frequent kinds of sexual assault and occur in the workplace in a quarter of all cases.

Summary:

+As much violence towards women in the home as outside of it +Being a woman puts you at risk, being young and a woman increases your risk +The attacker is often a close acquaintance of the victim +A low level of education of both attackers and victims +Victims trust the police +Some serious violence isn’t reported

Publication:

+As much violence towards women in the home as outside of it According to the survey “Living Environment and Safety”, conducted in early 2007, women are equally exposed to violence in the home as outside of it: 3.3% of women between the ages of 18 and 59 say they endured at least one sexual or physical assault in 2005 or 2006 from someone living with them; 3.4% of women have endured one outside the home. Sexual violence nevertheless remains less frequent inside the home than outside. The primary violence women face is verbal violence, such as insults (16.9%) and threats (5.5%) ; next is physical violence, in the home (3%) or outside (2.5%); and finally, sexual assault outside (1.5%) and inside the household (0.7%). Violent or non-violent theft has affected 4% of women. Outside the household, the proportion of women who have been raped is two times higher than that of women who have been violently robbed. In the home, physical violence is clearly more frequent than sexual violence. Among women who are beaten at home, 12% are also sexually abused, while 50% of women who have been raped by a man living in their house have also been physically abused. Moreover, two out of every five women who are victims of sexual violence at home have also been sexually assaulted outside of the home.

+Being a woman puts you at risk, being young and a woman increases your risk Compared to men, women are twice as likely to be physically assaulted in their household, and three times more likely to be victims of unwanted fondling or sexual encounters outside the home as they are in the home. On the other hand, they are less likely to be victims of non-sexual physical abuse outside the home, and almost twice as unlikely to be victims of violent theft. Insults used towards women are distinctive in that one out of every three is sexist in nature, as opposed to one out of every twenty towards men. Young women are the most vulnerable. Outside the home, in 2005 and 2006, one-fifth of all women aged 18 to 29 faced insults, one-tenth of them were subjected to unwanted touching or kissing and other threats. As for more serious offenses, 3.5% of these same women were victims of physical assault (as opposed to an average 3%), 2.2% were victims of rape (compared to 0.7% on average), and 1% victims of violent theft. In these two years, inside the home, 3.8% of the youngest women were victims of physical violence, as compared to 3% of women on average. The incidence of domestic rape seems to follow a different logic, because the peak age for this kind of attack is between 30 and 39 years old, with the younger women less commonly victims than their elders.

+The attacker is often a close acquaintance of the victim Half the time, the husband is the perpetrator of violence against women in the home. This is true even in 75% of sexual violence cases. For sexual assault committed outside the home, 70% of victims say they know the perpetrator. Half know him personally: it’s an ex-husband more than a fifth of the time or a “friend” for 16% of victims. In addition, in 50% of cases, the rape takes place in the victim’s own neighborhood; in one out of three cases, inappropriate gestures. Also, it’s not surprising to see these women live with a husband less often than do other women. Notably, women who have been raped in the last two years by somebody who does not currently live with them are two times more likely to raise their children alone, events having compelled them to separate from their violent partner. Rape outside the home committed by a stranger is therefore not the rule, and only accounts for about 1/3 of victims. Again outside the home, the risk is less common than in physical assault cases: 50% of the time, the victim personally knows her aggressor, who is usually an ex-husband or member of the family. Three out of four times, rape committed outside the home is the act of one sole attacker. In one out of every four rapes, the attacker or attackers are under the influence of alcohol or drugs (the same frequency as in the home). Even when the perpetrator was never or is no longer a member of the household, rape is often a private phenomenon, because one out of three are committed in the victim’s home, then to a lesser extent in another house (14%). Only 12% take place in the street, 4.7% at work. Kisses, fondling and other unwanted, inappropriate gestures, which are the most common form of sexual assault, are not recurrent for 50% of women, but 40% of them have faced these actions « a couple of times ». For one out of every four victims, these acts take place at work, for 15% in their own homes or in someone else’s home. One out of every 5 incidents of this kind is carried out in a public space: 13.4% in the street, 6.3% on public transportation.

+A low level of education of both attackers and victims The survey gives some clarification as to who the household culprits are: they are most often at least 45 years old, have minimal graduation rates, are often unemployed or retired, are laborers but sometimes executives. Sexual assault and domestic violence towards women occur in all social circles, but are more frequent among those with lower levels of education. Among female non-graduates, there are nearly five times more victims of sexual violence outside the home than among those who have graduated, and three times more victims of domestic violence. A woman’s nationality also has a high impact. Therefore, foreign women outside the EU are definitively more commonly the victims of specifically feminine kinds of violence than other women, in first place sexual assault outside of the home, but also domestic violence and violent or non-violent robberies. On the other hand, they are not more likely to be victims of sexual violence within their homes. And they are slightly less likely to encounter physical assault outside. French women, who are not sheltered from these types of violence, are more commonly the target of insults and threats, or at least they are just more sensitive to them.

+Victims trust the police Paradoxically, these beaten and raped women have a rather positive image of their local police force’s actions. 59% of women who have experienced sexual aggression outside the home feel that the very presence of police in their neighborhood is enough. And almost half of beaten or raped women find their local police act effectively, as compared to 39% of other women. The often private nature of this sort of violence may explain the resignation of these victims, who might think that nothing external can change their personal situation. Women who, during the course of two years, have not been victims of sexual violence outside of the home are often more likely to think the police’s actions are ineffective (37%, against 32%). It is possible that, because they don’t deem the police’s protection sufficient, they take extra care in their lifestyle (patterns and times of going out, avoidance of certain public places…).

+Some serious violence isn’t reported Marital violence is very rarely reported: one-fifth of victims of physical violence and one-third of sexual violence victims don’t press charges, file a report, or talk to anyone (friend, doctor or organization). And, when the victim does confide in someone, it’s usually not the police: these latter only see about 12% of victims (for charges and statements) for physical violence, 8% for sexual violence, which means overall hardly 1 out of 10. As for sexual assault outside the home, still difficult to come to terms with, the victims open up a little more easily about it, though still not fully: 17.5% go to the police (for charges and statements) and 12% haven’t spoken about it to anyone. When women confide about the assault that they have undergone, it’s more commonly to a close relative or friend (47% for assault outside the home, 42% for in the home) or to a professional (19% for both cases) than to the police. Everything points to the idea that they would rather be understood or looked after than avenged, or that they don’t believe they’d ever see their attacker punished. Finally, men can also sometimes be victims of domestic, physical or sexual violence. Being less numerous than women, they almost certainly keep even quieter about this violence.

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The types of violence against women are numerous: without counting assault they encounter in their own current family home, 6% of women between the ages of 18 and 59 have been victims of sexist insults in 2005 and 2006, 2.5% have been physically attacked and 1.5% say they have been victims of rape or attempted rape. Of this last case, one out of every five is committed by an ex-husband, and half of the victims know their attacker. Sexual violence is less common in the home, but the opposite is true for physical violence. Women who have not graduated are three times more likely to encounter domestic violence than those who have graduated. Touching, kisses and other inappropriate gestures are the most frequent kinds of sexual assault and occur in the workplace in a quarter of all cases.

Summary:

+As much violence towards women in the home as outside of it +Being a woman puts you at risk, being young and a woman increases your risk +The attacker is often a close acquaintance of the victim +A low level of education of both attackers and victims +Victims trust the police +Some serious violence isn’t reported

Publication:

+As much violence towards women in the home as outside of it According to the survey “Living Environment and Safety”, conducted in early 2007, women are equally exposed to violence in the home as outside of it: 3.3% of women between the ages of 18 and 59 say they endured at least one sexual or physical assault in 2005 or 2006 from someone living with them; 3.4% of women have endured one outside the home. Sexual violence nevertheless remains less frequent inside the home than outside. The primary violence women face is verbal violence, such as insults (16.9%) and threats (5.5%) ; next is physical violence, in the home (3%) or outside (2.5%); and finally, sexual assault outside (1.5%) and inside the household (0.7%). Violent or non-violent theft has affected 4% of women. Outside the household, the proportion of women who have been raped is two times higher than that of women who have been violently robbed. In the home, physical violence is clearly more frequent than sexual violence. Among women who are beaten at home, 12% are also sexually abused, while 50% of women who have been raped by a man living in their house have also been physically abused. Moreover, two out of every five women who are victims of sexual violence at home have also been sexually assaulted outside of the home.

+Being a woman puts you at risk, being young and a woman increases your risk Compared to men, women are twice as likely to be physically assaulted in their household, and three times more likely to be victims of unwanted fondling or sexual encounters outside the home as they are in the home. On the other hand, they are less likely to be victims of non-sexual physical abuse outside the home, and almost twice as unlikely to be victims of violent theft. Insults used towards women are distinctive in that one out of every three is sexist in nature, as opposed to one out of every twenty towards men. Young women are the most vulnerable. Outside the home, in 2005 and 2006, one-fifth of all women aged 18 to 29 faced insults, one-tenth of them were subjected to unwanted touching or kissing and other threats. As for more serious offenses, 3.5% of these same women were victims of physical assault (as opposed to an average 3%), 2.2% were victims of rape (compared to 0.7% on average), and 1% victims of violent theft. In these two years, inside the home, 3.8% of the youngest women were victims of physical violence, as compared to 3% of women on average. The incidence of domestic rape seems to follow a different logic, because the peak age for this kind of attack is between 30 and 39 years old, with the younger women less commonly victims than their elders.

+The attacker is often a close acquaintance of the victim Half the time, the husband is the perpetrator of violence against women in the home. This is true even in 75% of sexual violence cases. For sexual assault committed outside the home, 70% of victims say they know the perpetrator. Half know him personally: it’s an ex-husband more than a fifth of the time or a “friend” for 16% of victims. In addition, in 50% of cases, the rape takes place in the victim’s own neighborhood; in one out of three cases, inappropriate gestures. Also, it’s not surprising to see these women live with a husband less often than do other women. Notably, women who have been raped in the last two years by somebody who does not currently live with them are two times more likely to raise their children alone, events having compelled them to separate from their violent partner. Rape outside the home committed by a stranger is therefore not the rule, and only accounts for about 1/3 of victims. Again outside the home, the risk is less common than in physical assault cases: 50% of the time, the victim personally knows her aggressor, who is usually an ex-husband or member of the family. Three out of four times, rape committed outside the home is the act of one sole attacker. In one out of every four rapes, the attacker or attackers are under the influence of alcohol or drugs (the same frequency as in the home). Even when the perpetrator was never or is no longer a member of the household, rape is often a private phenomenon, because one out of three are committed in the victim’s home, then to a lesser extent in another house (14%). Only 12% take place in the street, 4.7% at work. Kisses, fondling and other unwanted, inappropriate gestures, which are the most common form of sexual assault, are not recurrent for 50% of women, but 40% of them have faced these actions « a couple of times ». For one out of every four victims, these acts take place at work, for 15% in their own homes or in someone else’s home. One out of every 5 incidents of this kind is carried out in a public space: 13.4% in the street, 6.3% on public transportation.

+A low level of education of both attackers and victims The survey gives some clarification as to who the household culprits are: they are most often at least 45 years old, have minimal graduation rates, are often unemployed or retired, are laborers but sometimes executives. Sexual assault and domestic violence towards women occur in all social circles, but are more frequent among those with lower levels of education. Among female non-graduates, there are nearly five times more victims of sexual violence outside the home than among those who have graduated, and three times more victims of domestic violence. A woman’s nationality also has a high impact. Therefore, foreign women outside the EU are definitively more commonly the victims of specifically feminine kinds of violence than other women, in first place sexual assault outside of the home, but also domestic violence and violent or non-violent robberies. On the other hand, they are not more likely to be victims of sexual violence within their homes. And they are slightly less likely to encounter physical assault outside. French women, who are not sheltered from these types of violence, are more commonly the target of insults and threats, or at least they are just more sensitive to them.

+Victims trust the police Paradoxically, these beaten and raped women have a rather positive image of their local police force’s actions. 59% of women who have experienced sexual aggression outside the home feel that the very presence of police in their neighborhood is enough. And almost half of beaten or raped women find their local police act effectively, as compared to 39% of other women. The often private nature of this sort of violence may explain the resignation of these victims, who might think that nothing external can change their personal situation. Women who, during the course of two years, have not been victims of sexual violence outside of the home are often more likely to think the police’s actions are ineffective (37%, against 32%). It is possible that, because they don’t deem the police’s protection sufficient, they take extra care in their lifestyle (patterns and times of going out, avoidance of certain public places…).

+Some serious violence isn’t reported Marital violence is very rarely reported: one-fifth of victims of physical violence and one-third of sexual violence victims don’t press charges, file a report, or talk to anyone (friend, doctor or organization). And, when the victim does confide in someone, it’s usually not the police: these latter only see about 12% of victims (for charges and statements) for physical violence, 8% for sexual violence, which means overall hardly 1 out of 10. As for sexual assault outside the home, still difficult to come to terms with, the victims open up a little more easily about it, though still not fully: 17.5% go to the police (for charges and statements) and 12% haven’t spoken about it to anyone. When women confide about the assault that they have undergone, it’s more commonly to a close relative or friend (47% for assault outside the home, 42% for in the home) or to a professional (19% for both cases) than to the police. Everything points to the idea that they would rather be understood or looked after than avenged, or that they don’t believe they’d ever see their attacker punished. Finally, men can also sometimes be victims of domestic, physical or sexual violence. Being less numerous than women, they almost certainly keep even quieter about this violence.

Ma chère Benedicte,

C’était un article traumatisant mais tellement pertinent que vous avez partagé avec nous cette fois-ci. Je dirais que les chiffres cités dans cette enquête ne sont pas loin du compte : nous, en tant que femmes, connaissons trop bien les menaces, les injures, les insultes, les gestes, la pression, la peur, la douleur, la peine, voire l’humiliation des agressions sexuelles et de leurs conséquences. Moi, mes amies, mes proches, mes parents ; vous, vos amies, vos proches, vos parents—tout le monde a subi cette chose. Et maintenant, il faut l’éliminer.

Nous nous réunissons, mes chères sœurs de World Pulse, afin de dire « NON » à ces types de violences sexuelle, physique et domestique. On en a eu assez—cet article le révèle trop clairement—et ça va changer de notre part.

Solidairement avec vous toutes et tous, LightMyWay (Lydia)

j'espere aussi que tres bientot cette lutte va prendre fin et avec des bons résultats et tous les gouvernements du monde doivent s'impliqué dans cette lutte et punir exemplairement les auteurs de ces infamies. Tenons nous fort les mains pour atteindre notre objectif

Je suis de coeur avec vous

Bénédicte Bulangalire; fille ambassadrice pour la paix